Les prisonniers politiques basques Urko Labaka et Xabier Aranburu tabassés par des surveillants à la prison de Lyon-Corbas
2013-10-16
Les prisonniers politiques basques Urko Labaka et Xabier Aranburu tabassés par des surveillants à la prison de Lyon-Corbas
Les prisonniers politiques basques Urko Labaka, originaire de Donostia et Xabier Aranburu d'Ondarrua, ont été tabassés par des surveillants à la prison de Lyon-Corbas le 10 octobre dernier. Les prisonniers de cet établissement sont souvent amenés à lutter pour le respect de leurs droits. En septembre par exemple, le droit de participer aux activités leur a été retiré sous différents prétextes. À part les deux promenades d'une heure et demie, ces activités représentent pour eux la seule occasion de sortir de leur cellule. En protestation, les trois prisonniers basques de cette prison ont décidé de faire des rassemblements. Les surveillants ont montré des signes de nervosité lors du premier rassemblement. Pendant le deuxième, l'un d'eux a perdu son sang-froid et a tenté d'agresser un prisonnier. C'est un autre fonctionnaire qui s'est interposé pour protéger ce dernier.

Le 9 octobre, ils ont eu un procès interne à cause de ce dernier incident et ont été condamnés à 8 jours de mitard. Avant et après ce jugement, les trois prisonniers basques ont fait de multiples tentatives pour se réunir avec le directeur de la prison mais en vain. Pour cette raison, ils ont refusé de se rendre d'eux même au mitard. Le lendemain 10 octobre à 10h du matin, les responsables de la prison accompagnés de surveillants anti-émeutes sont entrés dans les cellules d'Urko Labaka et de Xabier Aranburu. Tous les deux ont été traînés et tirés très violemment sur le long chemin entre leur cellule et le mitard, recevant des coups de pied, leur tête et leurs genoux cognant les marches des escaliers... Ils sont arrivés dans les cellules du mitard avec du sang dans la bouche et de fortes douleurs aux poignets et au dos. Leurs vêtements déchirés leur ont été retirés. Ainsi, ils ont été tabassés en plus de la punition déjà reçue.

Il faut en finir avec cette situation que des centaines de familles doivent subir. Quand nous recevons de telles nouvelles, nous sommes submergés par la peine, l'anxiété et la souffrance. Nos droits sont les mêmes que ceux de tous les autres citoyens, il est donc absolument inacceptable que nous subissions encore les conséquences de cette politique pénitentiaire cruelle et inhumaine. Car elle viole nos droits et ceux de nos parents et amis emprisonnés. Il est grand temps d'en finir avec de telles situations et d'aller de l'avant. Jusqu'au respect de tous les droits.

 
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